Kreatur of the night

Kreatur of the night
Prologue :

Il faisait déjà nuit. Le ciel était entièrement noir, la lune était cachée par les nuages et les étoiles aussi. Tous les lampadaires étaient éteints, trop sombre, ça en était presque effrayant. Sûrement une panne, habituellement cette rue était toujours éclairée... Je commençais à sacrément avoir la frousse. Sérieusement, qu'est-ce qui m'avait pris de sortir aussi tard la nuit dans un endroit aussi désert ? Et sans prévenir personne ? Avec tout ce qu'on avait entendu en ce moment... Avec tous les morts qui avaient été trouvés dans cette ruelle sinistre bien que plus éclairée habituellement... Mon c½ur battait trop fort, et trop rapidement. J'avais du mal à respirer. Comme si je sentais qu'il allait arriver quelque chose. Ma peur ne s'estompait pas, au contraire, elle devenait de plus en plus présente... Comme si elle essayait de me prévenir... Mais de quoi ? Pourquoi j'étais venue ici à deux heures du matin ?Je ne le savais même pas, une drôle de force, un instinct m'y avait poussée. Et maintenant, je commençais à le regretter... Il n'était pas trop tard pour faire demi-tour et rentrer. Mais dans ce cas, pourquoi restais-je là, plantée au beau milieu de la nuit par ici ? Mes jambes refusaient de m'obéir. J'entendis un bruit de respiration irrégulier. Mais ce n'était pas la mienne... Il y avait quelqu'un dans les parages... Je perçus des bruits de pas. Quelqu'un approchait mais à cause de l'obscurité, je ne voyais rien. Je fouillai ma poche et en sortis mon portable. La faible lueur qu'il produisait m'aida à y voir plus clair. Pas beaucoup mais assez pour voir qui se tenait devant moi. J'étais soulagée que ce ne soit que lui. Mais l'angoisse ne s'en alla pas pour autant... Elle empira. Les lumières se rallumèrent. Je rangeai mon portable et essayai de sourire :
-Je t'ai fait peur ? me demanda-t-il.
Je ne savais pas quoi répondre. Oui, il m'avait fait peur, mais je n'allais certainement pas l'avouer. Surtout que j'avais encore une peur terrible...
-J'ai été surprise, c'es tout. Mentis-je.
Il hocha la tête et un sourire se dessina sur son si beau visage.
-Qu'est-ce que tu fais là à une heure pareille ? me demanda-t-il.
Bonne question, qu'est-ce que je faisais là, au juste ? Qu'est-ce que je pouvais bien répondre ?
-Ben euh... Je n'arrivais pas à dormir alors j'ai voulu prendre l'air.
C'était vrai, en partie...
-Je vois... murmura-t-il.
-Hum... Et toi ?
Il resta silencieux un moment avant de répondre :
-Pareil, je te ramène ou tu comptes rester là toute la nuit ?
J'allais répondre, il me coupa avant que je n'ai prononcé un mot :
-Avec tout ce qui se passe ici, tu ne devrais pas rester seule au beau milieu de la nuit, je te ramène, d'accord ?
-Oui... bredouillai-je.
Je ne pouvais pas protester, il avait raison. D'ailleurs, si ça ne tenait qu'à moi et que mes jambes avaient été plus obéissantes, ça fait longtemps que je serais partie. Je le suivis donc jusqu'à la magnifique décapotable qu'il avait eu il y a deux semaines pour ses dix-huit ans.
On roula quelques minutes avant que je me rende compte qu'il ne prenait pas du tout la bonne direction pour se rendre chez moi, pourtant, il savait où j'habitais...
-Euh... C'était de l'autre côté. Fis-je en levant les yeux.
Et c'est là qu'une chose me frappa. Ses yeux habituellement d'un vert émeraude, étaient devenus rouges... D'un rouge sang...
-Oh mon dieu ! murmurai-je.
Il sourit, dévoilant de longues et pointues canines blanches... Pas la peine de préciser que je n'étais plus angoissée, mais terrifiée...
J'essayai d'envoyer un sms avec mon portable, ce qui n'était pas des plus simples, vu qu'il était toujours dans ma poche. J'avais espéré qu'il n'aurait pas remarqué ma misérable tentative... Mais il remarqua ce que je faisais :
-N'y pense même pas. Fit-il en souriant de plus belle.
Il s'approche de moi. Son regard menaçant et ses dents trop pointues brillèrent dans l'obscurité...
-Qu'est-ce que...
Je ne pus finir ma phrase...

***************

Le journal de 20 heure :
Une nouvelle morte a été retrouvée en ville, dans la même sinistre rue qui a recueilli tous les autres cadavres. Cette fois-ci la nouvelle victime est une fille à peine âgée de seize ans, le tueur s'en prend à des gens de plus en plus jeune, une question : Jusqu'à où ira-t-il ? Egorgée, comme tous les autres, complètement vidée de son sang. On ne peut pas s'empêcher de se demander ce qui peut le (ou la) pousser à faire ça. Déjà qu'un tueur en série est souvent jugé comme un vrai psychopathe le fait que celui-là saigne à blanc toute ses victimes n'arrange pas son cas... Ce procédé est vraiment horrible même si toutes les morts sont déplaisantes, ces morts violents ne font qu'aggraver l'état de la population. Oui, tout le monde s'inquiète, ce qui n'est d'ailleurs pas très étonnant. Un tueur court dans la nature et la police n'a toujours aucune piste.


# Posté le dimanche 03 mai 2009 05:37

Modifié le dimanche 03 mai 2009 12:33

Kreatur of the night

Kreatur of the night
Chapitre 1 : Trois mois plus tard (Jenna)

-Salut Cléo ! Tu viens avec nous au cinéma après les cours ? me demanda Jessie.
Je lui souris. Elle ne se rendit pas compte que c'était un sourire narquois :
-ça veut dire oui ? devina-t-elle.
-Non, ça veut dire que tu nous connais depuis plus de quatre ans et t'arrives toujours pas à nous différencier. Mais attends, t'es pas censée être sa meilleure amie ? Si c'est le cas, tu devrais savoir où la trouver et surtout ne pas la confondre avec sa s½ur. Répliquai-je.
La blonde se crispa et m'adressa un rire forcé :
-Oh, désolée... Tu ne sais pas où est ta s½ur ? fit-elle.
-Elle vient de finir, son prof d'espagnol est absent. Répondis-je en continuant mon chemin.
Je ne pouvais pas supporter cette fille, je ne voyais pas ce que ma s½ur pouvait bien lui trouver. Elle était trop prétentieuse et snobait tous ceux qui n'étaient pas ses amis. Sauf moi, mais c'est peut-être parce que j'étais la s½ur jumelle de sa « meilleure amie ». Meilleure amie, tu parles ! Elle ne parvenait toujours pas à nous différencier. Bon, j'avoue, on se ressemblait beaucoup. On était même pratiquement identique. Sauf qu'elle était plus grande que moi et que ses yeux étaient plus clairs que le miens, mais pas beaucoup, ce qui fait qu'à part nous, personne ne s'en rendait compte. Je regagnai mon cours de français. Le dernier cours de la journée... Courage, plus qu'une heure d'un ennui mortel...
Une heure qui passa encore plus lentement que d'habitude. L'horreur. J'avais l'impression que la pendule s'était arrêtée. Et dire que ma s½ur avait fini depuis déjà un bout de temps... Elle a toujours de bons horaires, c'est vraiment pas juste ! Peut-être qu'en essayant de penser à quelque chose, quelque chose de plus intéressant que les discours incessants sur la littérature française que racontait la prof, l'heure finirait par passer plus vite... Oui ! Enfin, la sonnerie ! Je pris mon sac et sortis. J'étais tellement pressée de quitter le lycée que je rentrai dans quelqu'un. Il n'y avait vraiment que moi pour foncer dans les gens :
-Désolée. Marmonnai-je en relevant la tête.
-C'est rien...
C'était un garçon peut-être un peu plus âgé que moi. Il devait être en terminal. Il était super beau. Ses yeux étaient verts émeraudes, parfaitement assortis à ses cheveux châtains aux mèches blondes, plus grand que moi de plus d'une tête, il me souriait. Je n'avais pas la moindre idée de qui il pouvait bien être, je ne l'avais encore jamais vu ici, il était sûrement nouveau.
Je repris mon chemin sans un mot de plus. Je ne vois pas pourquoi je lui aurais parlé, je ne le connaissais pas.
Je retrouvai Mélanie, ma meilleure amie, devant l'entrée, elle m'avait attendu. Pas trop longtemps vu que la sonnerie venait juste de retentir.
On rentra sans échanger un mot. C'est ce qui caractérise mon amie, elle ne parle presque pas. Avec elle on sait ce que signifie le mot silence, ce qui est si rare de nos jours !
On se sépara et je rentrai chez moi. Je montai dans ma chambre.
Cléo était sur mon lit. Ce qui n'était pas tout à fait normal. Elle n'entrait jamais dans ma chambre. Et encore moins sans me le demander. Je me rendis comte que des larmes coulaient sur sa joue. Elle pleurait... Pourtant c'était pas du tout son genre. Je m'assis à côté d'elle :
-Cléo, qu'est-ce qu'il y a ? m'inquiétai-je.
Parce que si elle pleurait, ça voulait dire que quelque chose de grave c'était passé. De très grave même, ma s½ur ne pleurait pas sans raison. Non, rectification, elle ne pleurait jamais. Enfin... Jusqu'à aujourd'hui...
Elle ne répondit pas et continua à pleurer.
-Cléo, qu'est-ce qui se passe ? insistai-je.
-C'est... C'est Alex... bredouilla-t-elle à travers ses sanglots.
Elle ne parvint pas à finir sa phrase. Ce qui était énervant. C'est Alex quoi ? Qu'est-ce qu'il avait ? Il était malade ? Bon, là, je vais juste préciser que c'est son petit copain mais ça ne m'avançait pas à savoir ce qu'il avait.
-Bon quoi Alex ? Qu'est-ce qu'il a ? Il t'a largué ? C'est ça qui te mets dans un état pareil ? voulus-je savoir.
C'était sûrement ça. Mais en même temps, je n'aurais jamais cru que Cléo pleure pour un abruti juste parce qu'il l'a largué. Je la fixai d'un air insistant :
-Non, c'est pas ça.
Elle me tendit le journal. Je ne comprenais pas trop pourquoi, je ne le lisais jamais, il devait y avoir quelque chose d'important. Et assez grave pour la faire pleurer...
Je m'en emparai et lus l'article qu'elle voulait me montrer :

Depuis trois mois, les meurtres redoublent. Durant ces trois mois, nous avons découvert huit cadavres en ville, ce qui inquiète bien sûr la population, et à juste titre. Un nouveau tueur en série est parmi nous, la police n'a toujours aucune piste. Nous redoutions tous la même chose : que les meurtres reprennent après ces deux semaines d'inactivité. Et bien c'est arrivé, malheureusement. Un jeune garçon qui allait bientôt avoir ses dix-sept ans a été retrouvés morts au beau milieu de la nuit, repéré par un homme qui sortait son chien. Le jeune garçon a été comme tous les autres égorgé et vidé de son sang. Qui pourrait bien agir de cette façon ? Il ne laisse aucune trace, aucun témoin, rien sur son passage. A croire qu'il s'agit d'un professionnel, ayant étudié la criminologie. Ou bien il a un don inné pour tuer les gens. Dans tous les cas, on continue à s'interroger sur cette enquête. Et on a découvert que le même genre de crimes a eu lieu à l'autre bout du monde, aux Etats-Unis, plus précisément à New-York. Aurait-on affaire au même tueur ou à un copieur aussi bon que le model d'origine ? Ce sont là les dernière questions qu'on se pose. Beaucoup n'y croit plus, beaucoup pensent qu'on ne retrouvera jamais l'assassin, d'autres restent optimiste en disant que le crime parfait n'existe pas.
« Ben à leur place, je n'en serais pas aussi sûr » affirma l'officier chargé de l'affaire.
Le tueur finirait peut-être par se trahir, mais peut-être pas. En attendant le massacre a recommencé comme nous l'avons dit précédemment, le garçon, Alex Lotily a été reconnu par ses parents. Il avait fait le mur la nuit-même et voilà ce qui lui est arrivé. Un petit détail, on a remarqué que toutes les victimes avaient été tuées la nuit, serait-ce un signe que le coupable se cache et ne sort de son trou que lorsque la nuit s'est levée ? C'est une hypothèse, rien de concret. Voilà si quelqu'un a du nouveau, qu'il nous contacte, dès qu'on en saura plus, ce sera dit, donc à bientôt, je l'espère, ça voudra dire qu'on aura quelque chose de nouveau...

Après que le nom de son copain aie été mentionné, j'avais vraiment eu du mal à continuer de lire l'article. Je comprenais mieux pour quoi elle pleurait, parce qu'elle pleure jamais ou non, elle n'était quand même pas sans c½ur (enfin, maintenant, je sais pas, vu qu'il doit être brisé) et elle tenait beaucoup à ce garçon. Je me tournai vers elle, en lui adressant un regard compatissant. Ses larmes avaient arrêté de couler. Elle haussa les épaules :
-Bon, de toute façon tout le monde meurt un jour. Déclara-t-elle froidement.
Je la dévisageai bouche bée.
-Quoi ? Je préfère me faire passer pour une égoïste sans c½ur et me persuader que je vais bien plutôt que continuer à pleurer et me lamenter. Si je pleure, je continuerais à souffrir et ce que je veux, c'est tourner la page.
Je ne trouvai rien à répondre, d'un côté il valait mieux ça qu'elle continue à pleurer. Pleurer... C'est tellement pas elle ! Je préférais la voir comme ça. Elle paraissait moins triste même si j'imaginais bien que ses sentiments n'avaient pas changé pour autant...
Elle alla sortir de ma chambre mais se retourna à la dernière seconde :
-Tu viens à la fête de Jess ce soir ? m'interrogea-t-elle.
-Pourquoi j'irais ? Je te l'ai déjà dit, je ne peux pas la supporter, ça aurait été quelqu'un d'autre encore, mais là... refusai-je.
-Mais t'es pas obligée de lui parler, sa maison est tellement grande qu'il y a même peu de chance que tu la croises. Essaya-t-elle de me convaincre.
-Mouais mais les fêtes c'est pas trop mon truc...
-Moi non plus, c'est justement pour ça que je veux que tu viennes, je n'ai pas envie d'être la seule à ne pas s'amuser ! déclara-t-elle en souriant.
-Super, mais j'ai d'autres trucs à faire. Prétendis-je.
-Comme quoi ? fit-elle comprenant que je bluffais.
Je ne lui mens jamais. Rien faire est toujours plus important qu'aller à une fête organisée par une personne que je déteste. Donc, là, fallait que je trouve quelque chose... Mais qui soit vrai !
-Mes devoirs ? essayai-je.
Ben c'est vrai, il me restait toujours mes devoirs...
-C'est ça, je t'emmènes, t'as pas le choix !
-Mais... protestai-je.
-Ne discute pas, tu viendras un point c'est tout.
Habituellement, je ne suis pas du genre à obéir à n'importe qui, même à ma s½ur quand elle est trop autoritaire, mais en même temps, elle venait de perdre son petit copain, pardon son ex-petit copain, je n'avais pas trop le droit de refuser. Et puis elle avait raison, la maison était assez grande (un château, ouais !) pour que je ne croise pas Jessie.
-Il y aura tout le monde, tu peux pas rester toute seule ici ! continua-t-elle.
-Tout le monde ? Répétai-je.
-Ben... Oui, il y aura même des terminales, mais bon on s'en fiche un peu vu qu'on ne les connait pas, je crois que Mélanie vient aussi... reprit-elle.
-Tu plaisantes ? Elle, venir à une fête ?
-Disons que je lui ai dit que tu venais, parce que c'est vrai ! TU VIENS ! Tu commences à te préparer ?
-Mouais.
C'était vite fait, une petite douche, habillage et puis voilà, je suis pas comme celles qui mettent des heures pour se « préparer ».
Je descendis, Cléo était déjà en bas :
-C'est à quelle heure ? la questionnai-je.
-A partir de dix-neuf heure. Donc maintenant, on y va !
Donc on partit, heureusement qu'elle n'habitait pas trop loin. Enfin... Heureusement si on veut... Parce que ça la faisait débarquer souvent à l'improviste et je me retenais de ne pas l'étrangler à chaque visite.
Quand on arriva, il y avait déjà du monde. Beaucoup de gens que je ne connaissais pas. Mais dans le lot, je retrouvai Mélanie. Elle avait l'air de s'ennuyer à mourir. Bah, comme ça, on serait trop. Parce que ce genre de fête ça m'ennuie autant que ma s½ur. D'ailleurs je ne comprends pas pourquoi elle a tant insisté pour que je vienne :
-Salut. Fis-je.
-Salut.
Quand je dis qu'elle parle pas beaucoup ! Bon le bruit des autres recouvraient le silence mais bon. Cléo était partie chercher son amie. Je ne l'accompagnai pas. Moi je voulais l'éviter, pas la trouver !
-C'est qui lui ? me demanda soudain Mélanie.
Je regardai dans la direction qu'elle me montrait. C'étai un garçon, sans doute de terminale. Je le connaissais, je l'avais déjà vu quelque part... Ces yeux verts émeraudes et ces cheveux châtains... Où avais-je pu bien le croiser ?
Ah ! Ça me revient !
-Il te fait signe, non ? continua mon amie.
Hum... Bonne question, c'est quand même pas à moi qu'il faisait signe ?
-Non, on se connait pas...
-Ah bon ? Pourtant il a l'air de te connaître...
-La seule fois où on s'est croisé c'est quand... Je lui aie rentré dedans... Ce n'est pas ce qu'on appelle se connaître. Répondis-je.
-Peut-être mais en attendant il vient vers nous.
Elle avait raison, finalement c'était peut-être bien à moi qu'il avait fait signe :
-Salut. Fit-il.
-Salut ?
Qu'est-ce que je pouvais dire d'autre ? Pas « Euh... On se connait ? ». Cela ne le ferait pas trop...
-Tu te rappelles de moi ? hésita-t-il un moment ce qui gâchait son si beau visage.
-Oui... J'aurais préféré oublier comment je te suis rentrée dedans mais bon...
-Je comprends. Au fait, je m'appelle Caleb. Fit-il avec un sourire magnifique.
-Moi c'est Jenna.
-Euh... Je vais vous laisser. Intervint Mélanie en partant de son côté.
Elle était pas obligée. Surtout qu'on avait rien à dire, on resta comme ça s'en échanger un seul mot un moment :
-Tu veux danser ? finit-il par me proposer.
-Hum... Non... Il faut que je retrouve ma s½ur. Répondis-je en m'éloignant.
Qu'est-ce que je peux être stupide parfois ! J'aurais pu rester avec un terminal super beau et je me tire ! Tout ça sous prétexte que je n'aime pas danser. Qu'est-ce que je peux être débile. Bon, c'est pas grave, autant jouer le jeu jusqu'au bout, où est Cléo. C'est trop grand ici, je ne la retrouverais pas ! Ah si, elle est juste là.
-Ça va ? lui demandai-je.
-Ouais, tu parlais avec qui ?
-Caleb...
-Je ne le connais pas... Il sort d'où ? Je ne l'avais jamais vu au lycée... marmonna-t-elle.
-Moi non plus... avouai-je.
Avant qu'elle ne puisse continuer son interrogatoire, Jessie arriva, elle nous avait entendu :
-Vous parlez de lui ? Ouais, il est nouveau. Je l'ai invité mais ça m'étonne qu'il soit venu parce que depuis qu'il est ici, il n'avait encore parlé à personne. Déclara-t-elle.
On hocha la tête à l'unisson. La fille me fixa un moment avec de grands yeux :
-Je me demande pourquoi il t'a parlé, à toi... fit-elle songeuse.
Elle va peut-être finir par me snober comme les autres, en tout cas, elle me tape sur le système...
Des cris retentirent. Des cris d'horreur... Qu'est-ce qui se passait ? On alla voir d'où venait des hurlements. Ce qu'on découvrit nous laissa sans voix. D'abord, il y avait du sang, plein de sang partout sur le sol. Mais cette marre de sang s'arrêtait sur quelqu'un. Une fille qui était dans ma classe. Elle était livide et... Morte.
-Mon dieu ! s'écria Jessie.
En effet trouver un cadavre chez elle, ça n'allait pas faire du bien à sa côte de popularité... Le pire était surtout que la morte était égorgée... Comme toutes les victimes du tueur en série. Ce psychopathe avait été invité à cette soirée ? On le connaissait peut-être ? Cela voulait dire qu'on ne pouvait confiance en personne...


# Posté le dimanche 03 mai 2009 05:40

Modifié le dimanche 10 mai 2009 12:03

Kreatur of the night

Kreatur of the night
Chapitre 2 : Panique (Cléo)


La police était arrivée très rapidement sur les lieux, ils espéraient sûrement trouver le meurtrier. Mais je pense qu'on aurait entendu quelque chose. Grande maison ou pas, un égorgement c'est... Disons... bruyant.
Impossible que quelqu'un ce balade avec un couteau capable de vider le sang de quelqu'un sans attirer l'intention... Soyons réaliste, si il a réussi à se mêler dans la foule (et pas n'importe quelle foule ! Des lycéens !) ils ne l'auront jamais. Et ça me rend malade. Quand des choses comme ça arrivent, on se sent toujours à l'abri. Mais cet après midi j'ai eu la preuve du contraire. Alex...
Non, je dois penser à autre chose.
Après avoir examiné les lieux, les policiers ont raccompagnés tout le monde chez eux (et vu le monde, ils ont du en avoir pour un petit moment) notre tour vint aussi, et évidemment, les parents ont été prévenus, sont arrivés en trente secondes montre en main à la maison, et du coup, interdiction formelle de sortir sauf pour le lycée.
Jenna n'allait pas mieux que moi, Alex, cette fille qui était dans sa classe, on avait peur, et c'est parfaitement compréhensible, aussi l'interdiction ne nous gêna pas trop... Pourquoi sortir alors qu'un tueur en série traîne dehors ?
Ça me faisait frissonner rien que d'y penser. Les prochains pourraient être... Nous ?
On ne fit pas long feu, et on partit au lit toutes les deux, inutile de préciser qu'on était toutes les deux en proie à d'horrible cauchemar...

« Quelqu'un peut me dire ce que je fais dehors ? En pleine nuit ? Et surtout... Dans une rue qui n'est pas éclairé par un semblant de lumière ?
Le tableau était vraiment effrayant, il en paraissait presque... Irréel.
Je marchais toujours dans cette rue et je sortis mon portable pour éviter de tâtonner trop longtemps...
La lumière se ralluma d'un coup, mon c½ur fit un bond, j'ai cru que j'allais arrêter de respirer tellement j'avais peur.
Et puis j'ai vu Jenna. Ma première réaction fut du soulagement, je n'étais plus seule, je me sentais déjà plus en sécurité. Le deuxième fut de l'étonnement : qu'est ce qu'elle faisait ici ?
Elle avait l'air aussi étonné que moi, elle me rejoint.
Elle me fit un grand sourire, et on repartit ensemble, les battements de mon c½ur s'apaisèrent, ce n'était pas trop tôt, je frôlais la crise cardiaque.
Et puis on entendit des bruits de pas derrière nous, on se retournait, quoi de plus naturel ?
Il était grand, et se qui me choqua tout de suite, c'est ses yeux. D'un vert comme il n'est pas possible d'en voir dans la réalité. C'était forcément un rêve, c'est ce que j'essayais de me convaincre.
Je savais qui il était... Mais son identité ne me revint pas en tête tout de suite.
Il avait l'air étonné de nous voir toutes les deux, c'était sûrement en rapport avec notre ressemblance, bah oui on est jumelle.
Il nous parla :
-Qu'est ce que vous faites ici à cette heure là ?
Je n'arrivais pas à parler, Jenna non plus, il sourit :
-Je vous raccompagne ?
Une alarme sonna dans ma tête : un type, au plein milieu de la nuit, dont j'arrive pas à me souvenir l'identité, pendant une vague de meurtre horrible, propose de nous raccompagner ?
Je faisais non de la tête. J'avais les lèvres scellées, j'étais incapable de parler.
Il avait l'air contrarié, ça à l'air si incompréhensible que ça que je refuse de me faire raccompagner par les temps qui courent ?
Il insista, je rassemblais tout le courage qu'il me restait pour essayer de parler de vive voix. Je préférerais mille fois rentrer à pied que monter dans une voiture en sa compagnie.
-Non merci. Dit Jenna pour moi qui pourtant n'avais pas l'air plus à l'aise
Ses yeux ont virés au rouge à ce moment là, et c'était plus qu'effrayant.
Il continuait à sourire, j'étais tétanisée.
-Eh bien, ce sera bien la première fois. Admit il en haussant les épaules
-Hein ? Fis Jenna d'une voix blanche
-Ce sera bien la première fois que quelqu'un refuse.
-De quoi tu parles ?
-Disons que... (Il sourit, et je remarquais ses dents, trop longues pour être normales, d'ailleurs son sourire n'avait rien de rassurant non plus, je dirais même que c'était encore pire) vous serrez les premières à ne pas mourir de cette façon. »

Je me réveillais en sursaut, j'étais en sueur et terrifiée, dans les dernières minutes de ce rêve, ou plutôt, cauchemar, j'avais tout fait pour essayer de me réveiller, et c'était pas trop tôt parce que, quelques minutes de plus et je le voyais à l'action... Ce que je me serrais passé volontiers.
Je tachais d'oublier ce rêve abominable, et je me levais. On était vendredi aujourd'hui.
De loin la plus longue journée de la semaine ex-æquo avec le lundi, mardi et jeudi.
Alors je me préparais. Quand je suis descendue déjeuner, Jenna était déjà là. Elle n'avait pas l'air mieux que moi. Remarque, c'est pas très étonnant que tous les lycéens présent à cette fête (excepté un) aient fait des cauchemars cette nuit...
Les parents étaient là, ils avaient pris une journée de congé, à moins qu'on leurs ait donné ? En rapport avec le cadavre trouvé dans la maison de la meilleure amie de l'une de leurs filles dont celles-ci étaient présentes ? Ouais c'était sûrement ça. Le déjeuner c'était déroulé dans un silence pesant (on se demande trop pourquoi) et c'est le même silence qui nous accompagna sur le chemin du lycée.
Arrivées sur place, on se séparait. Pourquoi ? Parce qu'on est pas vraiment dans les mêmes classes. Je cherchais à rejoindre Jessie (quoique ça ne m'étonnerait pas qu'elle ne soit pas venue aujourd'hui... Mais ça m'étonnerait qu'elle se sente plus en sécurité chez elle qu'au lycée, et là aussi on se demande pourquoi) je la trouvais entourée encore plus de gens que d'habitude, j'avais du jouer des coudes pour la rejoindre.
-ça va ? Lui demandais-je
-Aussi bien qu'une fille qui a trouvé un cadavre dans sa maison... Fit t-elle d'une voix blanche.
-C'est pas en restant avec tous ces gens qui remueront le couteau dans la plaie que ça ira mieux. Fis-je remarquer
Elle fit oui de la tête et je l'entraînais plus loin.
Quelqu'un m'arrêta :
-Jenna ? Fit la personne
-Non y'a erreur, moi c'est Cléo.
Je relevais la tête, c'était Caleb, le type qui avait accosté à ma sister l'autre fois. Mais quelque chose me choqua en lui, mais pas moyen de remettre la main dessus...
-Excuse moi. Fit il. Tu ne sais pas où elle est ?
-Non. (Pourquoi il tient tant à la voir ?) Pourquoi ?
-J'ai à lui parler.
-Elle connaît à peine ton nom...
-Qu'est-ce ça te dérange ? Fit il avec un regard froid (il commence à me gonfler celui-là, terminal ou pas terminal...)
-QU'est ce que tu lui veux ? Insistais-je
-Mêle toi des affaires, petite fille. Dit il avec un air hautain (???!!)
-Ecoute mon vieux, c'est pas toi qui va me dire ce que j'ai à faire. Elle-même elle comprends pas pourquoi tu la colles aux bask' alors lâche l'affaire c'est mieux. (Ce genre de type me tape sur le système)
Ensuite on est allés en cours (on est venus pour ça en même temps) ça commençait par un discours de la prof principale... Beaucoup trop long, et elle remue le couteau dans la plaie, là. Ce qui me fait repenser à... Non, je ne dois pas penser à ça.
Au final, le discours a duré plus longtemps que le cours.
Et comme au final tous les profs nous ont fait le même numéro, on n'a pas bossé de la journée.
La journée fut longue, je n'ai pas vu Jenna de la journée. J'étais rentrée plus tôt qu'elle, j'étais allée sur internet toute la soirée. En réalité je voulais en savoir plus sur ce meurtrier.

«Arrêt des meurtres en série après l'assassinat des enquêteurs.

Plus aucun meurtre à signaler depuis celui de Damien Grant, l'enquêteur chargé de l'enquête. Celui-ci a été retrouvé devant sa voiture, égorgé et vidé de son sang, comme tous les autres. Le meurtrier serait t-il parti ? En deux mois, déjà une centaine de victime à déplorer, avec la fréquence d'une par nuit. La population recommence enfin à espérer. Plus aucun meurtre depuis une semaine. Serait-t-il parti pour de bon ? Ou demain y'aura-t-il un meurtre supplémentaire ? Doit on se réjouir de la mort de la cellule d'enquête ? Ou le meurtrier fait juste une « pause » ?
Les autorités de police se montre rassurantes, mais ce n'est pas le cas de la population, mécontente que ce malade ne soit toujours pas derrière les barreaux. »

D'où vient cet article... ? Hmm... Pornic dans le 44. Il date d'un an environ. Le meurtrier qui sévit ici serrait t-il celui qui était là-bas ?
Une cellule de crise avait été instaurée dans la ville, pour que les proches des victimes puissent parler tout ça...
En fouillant un peu plus loin, j'ai découvert qu'on était pas la première ville a être victime, il avait écumé toute la France, avait même fait un séjour en Amérique et au Japon.
Et il n'a jamais été attrapé.
Toutes ses victimes resteront définitivement in-vengées apparemment...
Jenna arrivait à ce moment là.
-Tu te fais du mal... Déclara t-elle en voyant l'objet de mes recherches
-Mais non, mais non.
-Qu'est ce t'as trouvé ? (Elle a déjà été plus convaincante)
Je lui montrais les fruits de mes recherches.
Elle ne dit rien.
-Au fait, il est venu te voir le pot ce colle ?
-Ouais.
-Il m'a confondue avec toi... Mais quel boulet... Pourquoi il te colle comme ça ?
-J'en sais rien. Admit elle. Je sens que je vais m'énerver s'il continue à me coller.
-En tout cas, il a une belle décapotable... Fis-je remarquer
-Mouais... Lâcha t-elle. Bon tu viens ou tu veux débattre sur sa bagnole toute la soirée ?
-Ouais, ouais...
Finalement on se collait devant la télé. Et puis sur les coups de huit heure, quelqu'un sonna à la porte, Jenna jouait sa grosse faignante, alors je devais aller ouvrir.
C'était Caleb, encore. Il commence vraiment à me saouler celui-là.
-Jenna. Lâcha t-il
-Nan. Tu t'es encore planté.
-... (Hé hé, il a rien à dire là ? Nan mais il se croit où ? Il est fringué comme si il allait à un rencard...) Je peux là voir ?
-Nan ! Souffla t-elle
-Elle euh... Elle est sous la douche. Reviens... Euh... Jamais.
Je lui claquais la porte au nez. Au moins ça a le mérite d'être clair.
Bon, il s'est barré ? J'ouvrais la porte pour vérifier. Ah nan mais là c'est du délire, il est toujours derrière la porte...
-Jenna ?
-Nan.
-...
-C'est quand que tu vas comprendre ?
Il sourit (Eblouissant le sourire, faut que je lui demande la marque de son dentifrice)
-Tu peux aller la chercher ? Fit il avec son grand sourire
-Non.
-Pourquoi ?
- Parce que je n'ai pas envie
Son sourire s'effaça
-Bon tu vas la chercher, petite fille. Maintenant.
-Arrête de m'appeler comme ça. Et si je ne veux pas, je n'y vais pas.
-T'as pas l'air de comprendre.
-Non et je veux pas comprendre.
J'allais fermer la porte mais il la bloqua.
-Je ne rigole plus.
-ça tombe bien, moi non plus.
-...
Et là je refermais la porte.
Et puis c'est la que je me suis souvenue du type de mon rêve, c'était lui...
-Quel pot de colle. Releva Jenna qui m'avait rejoint
-QU'est ce qui te veut ?
-J'en sais rien... Avoua t-elle

# Posté le dimanche 03 mai 2009 05:54

Kreatur of the night

Kreatur of the night
Chapitre 3 : Disparition (Jenna)

C'est un peu flippant de se faire suivre partout où on va par un terminal. Ma s½ur ne voit pas pourquoi il me colle, moi non plus d'ailleurs. Je n'aurais peut-être pas cherché à l'éviter si les événements avaient été différents. Avec ce tueur en série, tous ces morts et surtout ce cauchemar... Non, il valait mieux pas que je le fréquente trop... Je sais bien qu'un rêve ne représente rien... Mais il avait l'air si réel ! Bon j'admets que je ne vois pas Caleb les yeux rouges et les dents longues et pointues... Disons... Juste cette nuit. Et c'était sans doute à cause de cette fille qui avait été retrouvée égorgée dans la seule pièce déserte de la fête... Ce qui me troublait le plus, c'est que Cléo avait fait exactement le même rêve. D'ailleurs quand elle en a parlé, elle a dit que le garçon lui rappelait quelqu'un. Je ne lui ai pas dit... C'était pas logique. On connaissait à peine ce mec, pourtant il venait hanter nos rêves... De plus que nos rêves veulent souvent dire quelque chose. Il ne faut pas le prendre au pied de la lettre, évidemment, Caleb n'est pas un vampire... Mais il a peut-être quelque chose à cacher. Un lourd secret. Et c'est pour ça que je le fuis. Ce qui est dommage pour notre ligne téléphonique et la sonnerie qui a fini par tomber en panne tellement il l'utilisait. Cléo en avait marre de lui ouvrir pour lui claquer la porte au nez. Alors elle le laissait sonner en écoutant de la musique à fond pour couvrir le bruit. On avait fini par débrancher tous les téléphones de la maison, ce que nos parents n'ont pas très bien pris. Mais bon, ce n'est qu'un détail, surtout qu'ils sont jamais là. La sonnette ne marchant plus, il s'obstinait à frapper et à se casser les mains. Il peut faire ce qu'il veut, on n'ouvrira pas. J'allumai la musique et la mis au max pour couvrir le vacarme, ma s½ur avait eu une bonne idée. J'allumai mon ordinateur et vérifiai mes e-mails. J'avais cinquante nouveaux messages. Tous de lui... Mais comment il avait eu mon adresse mail ?! Je vais la tuer... Jessie... Elle peut pas se taire parfois celle-là. Demain si je la vois, je la tues, je la trucide et le tueur en série aura l'air bien fade à côté de moi. Il m'a fallut une bonne heure pour supprimer tous ses messages. Parce que quand je les supprimais, d'autres arrivaient. Ce qu'il peut être collant. Je crois qu'il vaut mieux mettre les choses au clair. Quelques minutes plus tard, les coups reprirent. Il était de retour. Déjà. Bon, mettre les choses au clair... D'accord. Mais maintenant ou un autre jour ? Maintenant, ça lui évitera de défoncer la porte. Parce que là, ses coups sont plus violents, si on s'inquiète de l'état de la porte, il vaudrait mieux que j'y aille... Je descendis donc. Je respirai un bon coup et ouvris la porte. C'était bien lui. Il était encore plus pâle que d'habitude :
-Cléo ? Je peux voir Jenna, ne me claque pas encore la porte au nez comme les autres fois. C'est super important, tu ne peux pas savoir à quel point, c'est une question de vie ou de mort !
Je ne répondis pas. Il commença à s'énerver :
-Bon, va la chercher, petite ! fit-il.
Je souris :
-Ouais, elle m'avait dit que tu l'appelais comme ça. Mais tu sais, on a le même âge, elle est plus jeune que toi, mais moi aussi, et pourtant tu ne m'appelles pas « petite ». En tout cas, tu ne l'as pas fait les rares fois où on s'est croisés. Bon, j'avoue, on ne disait pas grand chose. Répliquai-je.
-Jenna ?
-Non, t'as dit que j'étais Cléo. Ripostai-je, soudain certaine que je ne voulais pas lui parler.
Je m'apprêtai à lui claquer la porte au nez. Après tout, il avait l'habitude :
-Il faut que je te parle. Dit-il.
-Et qu'est-ce que tu es en train de faire là ? raillai-je.
-Oui, je...
-Ouais, c'est ça, bon faut que j'y aille salut !
Il me retint par le bras. Fort, je ne pouvais pas m'en aller :
-Lâche moi ! lui ordonnai-je.
C'est pas comme s'il allait faire ce que je lui avais dit, au contraire il serra plus fort. Trop fort. Ça faisait mal...
-Aïe, arrête tu me fais mal. Me plains-je.
Son air glacial, aussi froid que sa peau, mit fin à mes protestations. Il me lâcha :
-Bon je t'écoute.
-D'abord, je voudrais savoir pourquoi tu m'évites. Dit-il.
-On ne se connaît pas. Je vois pas pourquoi tu t'obstines. Répondis-je.
-On s'est connu... Il y a longtemps... murmura-t-il si bas que je ne fus pas certaine d'avoir bien compris.
-Quoi ? fis-je un peu perdue.
-Non, rien. Je veux juste que tu sois prudente.
-...
Il dû se méprendre sur la signification de mon silence car il ajouta :
-Ce tueur en série ne partira pas tant qu'il n'aura pas fini ce qu'il est venu faire ici. Et il ne l'a pas encore fait, pour l'instant, il n'a fait que s'entraîner... S'amuser... soupira-t-il.
-Tu as l'air bien renseigné, on dirait. Le tueur, ça ne serait pas toi par hasard ?
Si c'était le cas, il y avait des témoins dans la rue, je pouvais toujours hurler. Et puis j'étais à deux pas de chez moi. Je ne craignais pas grand chose...
-Non. Pas exactement.
Il avait l'air sincère, mais le « pas exactement » me perturbait. Cela me faisait croire qu'il en savait beaucoup plus qu'il ne voulait le dire sur cette affaire. Mais il était inutile de lui en demander d'avantage, il ne répondrait pas.
-C'est tout ce que tu voulais me dire ? le questionnai-je.
Il ne répondit pas tout de suite. Il avait l'air hésitant.
-Parce que si c'est le cas, t'es vraiment gonflé ! On ne se connaît pratiquement pas alors tu n'as pas à me harceler pour me dire un truc dans le genre ! m'énervai-je.
Il sourit. Il avait u si beau sourire que s'il l'avait fait avant j'aurais sûrement eu du mal à lui crier dessus :
-Ne joue pas avec le feu, Jenna, tu es peut-être la prochaine sur la liste. Il vaut mieux avoir certaine personne comme amis plutôt que comme ennemis.
Je baissai les yeux, méditant un moment sur ces étranges paroles.
-C'est de toi dont tu parles ? voulus-je savoir.
Mais il avait disparu. J'y crois pas ! Il me traque pendant des jours et s'en va comme ça sans un au revoir !
Je rentrai. Cléo était là, dans l'entrée. Si je ne la connaissais pas aussi bien, je dirais qu'elle nous avait espionner.
-T'as tout entendu ? l'interrogeai-je.
-Presque tout. Rectifia-t-elle.
-J'aurais dû lui « parler » plus tôt. Il m'aurait donner un conseil stupide et m'aurait fichu la paix plus tôt. Remarquai-je.
-Mouais... C'est bizarre qu'il ne soit venu que pour ça... Il disait que c'était urgent, et franchement ça ne l'est pas spécialement. Remarqua ma s½ur.
-Qu'est-ce que tu voulais qu'il aie de si important à dire ? Il est taré c'est tout.
-Oui. Ou alors il avait quelque chose d'autre à dire, de très important mais il s'est découragé à la dernière minute. Supposa-t-elle.
-Possible. Mais bon, on ne va pas parler de lui tout la nuit !
-Ouais...
Elle retourna dans le salon et se remit sur son ordinateur. E l'avoue, c'est une occupation très intéressante qui fait passer le temps beaucoup plus vite. Que deviendrons-nous sans ordinateur ?
Je m'installai à côté d'elle et allumai la télévision. Celle-ci se mit directement sur la chaîne des informations, ce qui était assez bizarre puisque nous ne regardions jamais les infos. J'allais changer de chaîne quand quelque chose attira mon attention. Ce qu'on voyait... C'était notre ville. C'était chez Jessie. Il parlait sans doute de la morte de la soirée. Je mis le son plus fort, j'espérais vraiment qu'ils aient appris quelque chose de nouveau même si j'en doutais un peu. Cet assassin ne s'était encore jamais fait attraper alors qu'il avait déjà bien visité le monde, je ne voyais pas comment un mort parmi tant d'autres aurait pu causer sa perte. Mais espérer ne peut jamais faire de mal :
-Cette maison aura donc accueilli deux morts en à peine deux jours. La mort s'est abattue dans cette ville, et spécialement dans ce manoir de la mort. Donc comme nous le disions, la fille cadette de la famille a été retrouvée morte, égorgée elle aussi, dans sa penderie. Son frère ayant remarqué son absence l'a cherché dans sa chambre et a ouvert le placard... Voilà comment il a découvert son corps livide, il n'y a toujours aucune trace, rien du tout. La police est toujours hors-piste. On s'inquiète tous, que cherche le meurtrier dans une ville qui était si calme et paisible ? Semer le trouble ? Mais dans quel but ? Tellement de questions sur ce mystère. Voilà, maintenant nous enchaînons avec la faim dans le monde, les habitants du...
La fille cadette ? Je jetai un coup d'½il à Cléo qui avait bien sûr tout entendu, les écouteurs qu'elle avait dans les oreilles n'avaient pas été suffisants...
-Jessie... Jessie est morte... bafouilla-t-elle.
-Je suis désolée.
Bien sûr, je ne l'appréciait pas beaucoup (même pas du tout) mais je n'aurais jamais souhaitais sa mort. Ça devait être un choc pour Cléo encore plus grand que pour moi. Non seulement elle venait de perdre son petit copain mais sa meilleure amie l'avait aussi rejoint dans la tombe. Le pire était que ces deux derniers crimes avait été fait dans une habitation. Alors que tous les autres avaient été retrouvés dans une ruelle sinistre et sombre... Je regardai l'heure. Il était vingt-trois heure trente. Je jetai un dernier regard à ma s½ur :
-Ça va aller ? m'inquiétai-je.
-Oui... Je crois...
-Bon, je vais me coucher, à demain...
-Bonne nuit. Répondit-elle, toujours sous le choc.

Il faisait nuit, il n'y avait pas une seule étoile dans le ciel, pourtant je ne discernais aucun nuage. Ben, ce détail n'est pas très important. Le problème, c'est que je n'ai aucune idée de l'endroit où je me trouvais. J'avais froid... Et j'étais perdue. D'ailleurs, comment j'étais arrivée là, moi ? Je commençai à avancer, même si je ne savais pas par où je devais aller, je continuais, avec un tueur probablement dans les parages, il valait mieux que je ne reste pas sur place. En marchant, je finis par atteindre une ruelle éclairée. Pas pour longtemps, les lampadaires s'éteignirent tous après un long grésillement. Super ! Je n'y voyais plus rien. J'entendais quelqu'un. Une respiration qui n'était pas la mienne. Il y avait quelqu'un. C'était peut-être lui (ou elle, le tueur je veux dire). Je commençais à sérieusement paniquer :
-Qui... Qui est là ? demandai-je d'une petite voix.
-Jenna ?
-Oui.
J''étais soulagée, c'était Cléo. Les lumières se rallumèrent. Quelqu'un d'autre arriva. Caleb. Sensation de déjà-vu. Le rêve. Etais-je en train de rêver ?
-Qu'est-ce que vous faîtes ici à cette heure ? nous demanda-t-il.
-C'est une très bonne question. Malheureusement, on ne pourra pas te répondre. Répondis-je.
-Je vous raccompagne ?
-Non, ça ira.
On était sans doute perdue, mais je commençais à douter de la réalité de la situation. Enfin... D'un côté, comment pouvait-on avoir froid dans un rêve ?
-Faîtes attention à vous, je ne suis pas la seule menace du coin. Affirma-t-il.
-Hein ? intervint Cléo, qui comme moi n'avait rien compris.
Ses yeux devinrent rouge. Il sourit, ses dents longues et pointues brillaient à la lueur des lampadaires.

Je me réveillai en sursaut. Je le savais, ce n'était qu'un rêve ! Une légère brise vint faire voler mes cheveux. La fenêtre était grande ouverte. C'est étrange, je me souvenais parfaitement de l'avoir fermée... Je me levai et la refermai. Un coup d'½il à mon réveil m'apprit qu'il était plus de sept heure et quart. Je me préparai et descendis. Cléo n'était pas là. Je remontai et allai dans sa chambre. Je ne squatte pas souvent sa chambre, rassurez vous. Elle n'était pas là non plus, son lit était fait. Et un tas de feuilles était sur son bureau. Je m'approchai et inspectai les articles de journaux... Pourquoi avait-elle gardé ça ? Ça n'allait pas l'aider à tourner la page une bonne fois pour toute.
-Je peux savoir ce que tu fais ? intervint Cléo.
Je sursautai et me retournai :
-T'étais où ? Je t'ai cherchée dans toute la maison ! m'exclamai-je.
-J'ai pris l'air mais ça ne me dit pas pourquoi tu fouilles dans ma chambre.
-Pourquoi tu gardes ça ? Je sais que les morts d'Alex et de Jessie t'ont affectés mais de là à garder ces horreurs... commençai-je.
-Il n'y a pas que ça, quelque chose m'intrigue dans ces affaires...
-Quoi ? Que le tueur est un vrai psychopathe ?
-Non, toutes les victimes ont étés égorgées, t'es bien d'accord ?
-Oui, mais...
-Regarde ça, à part la fille de ta classe, le sang a disparu. Déclara-t-elle.
-Quoi ?
-Les victimes sont égorgées mais quand on les retrouve, il n'y a pas une goutte de leur sang, tu trouves pas ça bizarre ? Le sang ça s'évapore pas comme ça ! Qu'est-ce que tu crois que l'assassin a bien pu faire de tout ce sang ? insista ma s½ur.
-Il les a peut-être tué ailleurs... proposai-je.
-Il resterait du sang sur eux. Cette histoire n'est pas nette.
-Personne n'a dit qu'elle l'était. Mais je crois qu'on ne devrait pas s'en mêler, cela pourrait nous attirer des problèmes...
-Mais il va continuer à tuer, on sera peut-être les prochaines, il faut savoir à quoi on a affaire ! protesta-t-elle.
J'étais d'accord avec elle. Caleb était sans doute au courant de quelque chose, il fallait que je le voie, et que je lui parle, en espérant qu'il réponde aux nombreuses questions que je me posais. Mais pas question de lui en parler maintenant, quand j'aurais du nouveau, je lui en parlerais. Mais pas avant. Il était inutile de lui donner de faux espoirs. Et puis d'abord, je devais trouver Caleb, maintenant qu'il avait dit ce qu'il avait à me dire, il ne viendrait plus sonner chez nous. Le meilleur moyen était le lycée... Dire qu'on est obligés à y aller alors qu'on a eu deux de nos camarades qui sont morts en même pas deux jours...
On alla donc ensemble au lycée. Les heures passèrent très lentement. Le matinée finit enfin. J'allais rentrer, toujours sans le moindre signe du garçon, quand j'aperçus le frère de Jessie :
-Salut Jeremy... Je suis désolée pour ta s½ur...
-Hum... Merci...
-Caleb, il est bien dans ta classe ? lui demandai-je.
-Oui, pourquoi ? me demanda-t-il.
-Tu sais où je peux le trouver, il faut que je lui parle, c'est important...
-Je suis désolé mais il est pas venu. Il est sûrement malade. S'excusa-t-il.
Et mince ! Je fais quoi alors ?
-Tu ne saurais pas où il habite par hasard ? insistai-je.
-Si, si...
Il s'occupait de ses devoirs alors il connaissait son adresse. Il me la donna. Je le remerciai et partis. Comme on était samedi, je n'avais pas cours de l'après-midi, il me restait toute la journée. Mais mieux valait y aller le plus tôt possible. Je me rendis à l'endroit indiqué et sonnai. Un garçon d'environ le même âge que lui, plus grand que moi d'au moins une dizaine de centimètres, le teint légèrement hâlé et de grands yeux du même vert encadrés par des cheveux blonds foncés, ouvrit.
-Oui ?
-Euh... Je me suis peut-être trompée d'adresse... Je cherchais Caleb... marmonnai-je.
-Ah, toi aussi ? fit-il dans un ton mystérieux.
-Comment ça moi aussi ? m'étonnai-je.
-Je ne sais pas non plus où il est. A vrai dire, ça fait des heures que je le cherche. Si tu le troues, tu lui diras que je le cherche ?
-Euh... (la réplique trop originale). Oui ? Mais t'es qui au fait ?
-David, son frère...
-D'accord...
Il sourit et me claqua la porte au nez. Je restai un instant bouche bée devant la porte. C'était qui celui-là ? Et surtout où était Caleb ?
Je rentrai chez moi avec une désagréable sensation. Je m'inquiétais. Pour Caleb ? Peut-être, mais ça je ne l'admettrais jamais à personne. J'avais un mauvais pressentiment... Il allait se passer quelque chose de grave... Bientôt.
-T'étais où ? voulut savoir ma s½ur dès que je fus rentrée.
-Quelque part... répondis-je vaguement.
-Mais encore ?
-Je cherchais quelqu'un...
-Tu ne veux pas m'en parler... Ça serait bien la première fois que tu me caches quelque chose. Murmura-t-elle.
-Je ne te cache rien du tout. Protestai-je.
-Hum...
Elle ne me croyait pas. Voilà pourquoi j'évite de lui mentir, je ne sais pas mentir.
-Bon, d'accord. Caleb a disparu. Avouai-je finalement.
Elle me fixa bouche bée. Pour elle ça voulait dire qu'il était le coupable. Pas pour moi. Il était peut-être... La victime...

# Posté le dimanche 03 mai 2009 05:55

Kreatur of the night

Kreatur of the night
Chapitre 4 : je le trouverais (Cléo)


Je supportais assez mal l'idée que cet enfoiré se tire, je suis sûre que c'est lui qui les a tous tués !
Je suis sûre que Jenna voudra jamais croire que c'est lui (si naïve la pauvre petite...). Je le retrouverais et je... Serrais sûrement sa prochaine victime (*coupée dans son élan*)
Non faut que je trouve... Autre chose.
Alors je me collais sur mon ordi et dialoguais avec des amies qui me donnèrent quelques conseils (héhé, copines informaticiennes, très pratique dans ce genre de cas). Alors je me mettais à l'action. J'embarquais l'ordi et montais dans ma chambre. Après qu'elles m'aient bien expliquées en détails (merci beaucoup Gladys^^) c'était très facile de retrouver sa trace. Il suffit juste de télécharger le bon logiciel...
J'ai passé la soirée à batailler mais après avoir réussi à télécharger le bon spyware, je prenais l'adresse de Jenna (pourquoi ? Si il voit que c'est de moi il n'ouvrira pas. Je ne l'aime pas, et réciproquement), piégeais un lien (ouais le blog à Jenna, je suis sûre qu'il est assez idiot pour aller voir) que je lui envoyais. Puis j'effaçais toute trace de mon passage sur la boite mail de Jenna. Maintenant j'ai plus qu'à espérer qu'il tombe dans le panneau et que son logiciel anti-virus soit vraiment foireux.
Ensuite, je suis allée sous la douche, pendant que l'ordi moulinait et c'est là que je me suis rendu compte que j'ai débuté en temps que hacker (croyez moi, je n'y connaissais rien avant qu'on m'aide). Enfermée dans ma chambre et au comble de la concentration, je mettais pas rendu compte que Jenna avait passé la soirée à m'appeler. Je l'ai vu quand elle est entrée brusquement dans ma chambre.
-QU'est ce que tu fais ?! Demanda t-elle l'air énervée
-Ben... (En train de tout fermer) tu vois bien, je fais des recherches ! (héhé ! Je sais mieux mentir qu'elle !)
-Tu vas passer toute ta soirée sur ton ordi ? demanda t-elle
-Oui.
Elle avait pas l'air de s'y attendre (non pas mon genre de passer toute la nuit sur mon ordi)
-Tu fais quoi comme recherche pour que tu t'en occupe le soir ?
-Euh... (Réfléchis vite !) Sur les études qu'il faut faire pour bosser dans la police criminelle.
-Tu veux vraiment bosser dans la police criminelle ?
-Euh... Non... C'est pour plaindre les types qui recherchent le tueur...
-Hmm... (Elle avait pas l'air convaincue) et tu penses que t'en a pour combien de temps ?
-Euh... Bah... Dès que j'ai fini avec eux, je m'occupe de la police scientifique, des inspecteurs, des enquêteurs, des tribunaux et des gardes de prison.
-Mouais... (Toujours pas l'air convaincue) je sais pas ce que tu fais, je veux pas le savoir, mais fait pas de truc trop grave
Elle repartit. Tant mieux, ça m'étonnerais qu'elle apprécie que j'ai piraté l'ordi de Caleb... (J'espère juste qu'elle va pas tout déballer aux parents quand ils rentreront, parce que j'en ais encore pour un petit moment...)
La fenêtre montrant les informations se remplissaient progressivement, j'avais réussi !
Ça voulait dire qu'il avait internet là où il était et que... Il est débile au point de tomber dans le panneau ! (je jubilais)
Ses mails, ses contacts... me suis bien débrouillée pour une première fois !
J'attendais que le programme soit terminé et me plongeais dans les données de Caleb.
Je commençais par lire ses mails.
Il en recevait plus qu'il en envoyait, sauf tous ceux qu'il avait envoyé à ma s½ur.
Beaucoup de messages de filles... Je n'arrive pas à croire qu'il ait du succès.
Alors comme tous les mails d'amour m'ennuyaient, je passais à ceux qui n'avaient pas une adresse avec un nom de fille dedans.
...
Rien d'intéressant non plus de ce coté là...
J'allais abandonner jusqu'à ce que j'entre dans ses mails effacé et que... Oui ! L'imbécile n'avait pas bien effacé ses mails !! (Je jubilais)

De : kelukun@hotmail.fr
A : etrntcaleb.@live.fr

« Caleb,
Fais pas de conneries et amène toi. Tu vas te faire repérer...
T'as déjà fait beaucoup trop de victimes, je sais pourquoi tu es là-bas mais reviens y... Plus tard. Dans quelques années. Voir quelques siècles.
Je t'en prie, ce n'est vraiment pas une bonne idée. Range toi, une bonne fois pour toute, fais ce que tu veux, mais ne sois pas imprudent. Le mieux serrait que tu... disparaisses. Par là je veux dire... Définitivement, si tu vois ce que je veux dire...
Tu sais où me trouver, alors viens, on organisera tout ça. Je t'aiderais, promis.
Il ne faut pas que tu te fasses arrêter, tu sais aussi bien que moi ce qu'il se passerais dans ce cas là.
Réfléchis y, et je t'en supplies, fais attention.
Ton Ami »


Ce n'est pas vraiment à ce que je m'attendais, mais c'était déjà pas mal. Mais comment on peut avoir un mail pareil et oublier de l'effacer ? En tout cas ça confirmait ce que je pensais. C'est lui qui les avait tués. Mais je ne montrerais pas ça à Jenna. Pas tout de suite. De quand date ce mail ? Ce matin... Un départ précipité...
Je regardais... Oui il restait une réponse. Caleb doit vraiment être nul en informatique pour laisser des trucs comme ça... surtout qu'il devait bien se douter que je lui laisserais rien passer... Petite fille tu parles, elle a piraté son ordi la petite fille ! (je sais c'est puérile)

De : etrntcaleb.@live.fr
A : kelukun@hotmail.fr

« Ça fait si longtemps...
Je te remercie de ton accueil.
Je pars dès ce matin te rejoindre. Tu as raison... C'est sûrement mieux. D'après ce que j'ai vu, elles sont loin d'être prêtes...
On reparleras de tout ça n'est ce pas ?
Je te rejoints... Dès maintenant.
A tout de suite.
Caleb. »

Ok, très intéressant, mais ça me dit toujours pas où il est allé.
J'ai exploré le plus gros de ses mails (quelle heure est t-il ? merde minuit... j'ai pas sommeil. Non j'ai pas sommeil, c'est pas vraiment ce que dise mes yeux) je me plongeais dans ses favoris.
Il y en avait beaucoup.
Beaucoup de site de lieux, l'un me marqua particulièrement, c'était un lac dans l'est de la France, un vrai bled à mon avis, mais d'après les photos cet endroit était vraiment très beau (bien le genre d'endroit inconnu mais magnifique). Il y avait aussi une liste d'hôpitaux, et autres lieux en rapport avec la santé comme des centres de soin, des banques de donneurs d'organe ou de donneurs de sang.
Il y avait des pages de wikipédia sur des périodes de l'histoire. Mais des périodes de l'histoire dans ses favoris ? C'est bizarre.
Il y en avait une sur après tout les siècles. Beaucoup aussi sur certains personnages historiques
Il y avait le site d'information sur les meurtres (sûrement pour voir ce qui ce disait sur lui...), enregistré sur la page où était marqué le nom des victimes (pas facile pour moi quoi que vous croyiez)
Pourquoi il va sur des sites normaux pour quelqu'un de son age ?
Vu la liste de favoris, je retournais faire un tour du coté des contacts. Il en a... Beaucoup trop !!! Il en a plus d'une centaine ! Des noms inconnus, des adultes et très peu de personnes jeunes... (en fait, toutes les filles qui lui envoient des messages d'amour, il prends même pas leurs adresses...) Il y avait l'adresse de Jenna, et... La mienne ? Comment il a fait pour l'avoir ?!
En fait, il y avait beaucoup plus de personnes majeures que des personnes du lycée...
Plus rien de ce coté là. Tiens, il a reçu un message, je vais aller voir (haha c'est marrant de lire tous ses messages c'est juste une petite revanche).

De : david@live.fr
A : etrntcaleb.@live.fr

« T'as intérêt à te ramener tout de suite !
T'as pas le droit de partir en laissant tout en plan !
D'ailleurs une fille voulait te voir. Elle te cherchait... Qu'est ce que t'as foutu encore ?! Une future victime ?!
Tu te rends compte que ça va tout me retomber dessus après ?!
T'es qu'un égoïste ! Je sais que t'as lu mon message, alors dis moi au moins où t'es allé que je te rejoigne espèce de traître !
A ton avis ? »

Ok... Garder l'adresse, il m'a l'air d'être au courant...
Je le mettais comme non lu et me replongeais dans l'exploration de ses favoris. Quoi que... Son historique m'en apprendrait sûrement plus.
Bref, c'est ce que je faisais.
Hier, il avait visité le site des hôpitaux, et celui du lac... Ensuite, il a vérifié ses mails... (Bon, on a déjà tout vu de ce coté là) et il a fait des recherches sur internet, encore sur un personnage historique.
Après il a écouté de la musique sur youtube, et ensuite fini.
Bon ben... J'ai plus qu'à retourner dans les favoris.
Pourquoi il n'organise pas un peu ? C'est un de ses bazars ! Quand on voit ça, on se demande pourquoi les programmateurs se sont cassés la tête pour donner l'option de faire des fichiers si il n'en fait pas.
Bref, encore des sites hospitaliers, (il y en avait même un sur une morgue, pourquoi il garde ça ???)
Et je tombais enfin sur quelque chose d'intéressant, je commençais vraiment à désespérer.
Je n'arrive pas à qualifier ce site, il demande un mot de passe au démarrage et un nom (j'ai bien dis nom pas pseudo). Apparemment Caleb y était bien inscrit. Mais je ne voyais aucun le lien « s'inscrire » ça doit être le genre de site bien privée, et trop dur d'entrée...
Je trouvais un peu plus loin le même site mais une fois rentré... Merveilleux !
ça débutait par un texte plutôt long.
Que je lisais intégralement.
J'approchais de la vérité. Ce texte était incompréhensible, je passais à la suite.
Il y avait un forum, des tas de sujets, incompréhensible, comme tout le reste.
Et après avoir bien fouillé... J'ai trouvé. La vérité. Dans ce site.
Je... Woah... Vraiment... Bon respirons un bon coup. Ce n'est pas possible. J'espérais que c'était un canular, mais tout concordais. L'absence de sang, la nuit, la façon de la mort et tout le reste...
Je... Je dois rêver forcément, ce n'est pas possible.
Et puis d'un coup, Plus rien. La fenêtre disparue. Je crois que cette fois, il a trouvé mon cheval de Troie...
Quelques secondes plus tard, je recevais un mail. De Caleb...

« T'as piraté mon ordi ?! »

Très court le message. Je répondais :

« Tu t'es fait pirater ?
Qu'est ce qui te fait dire que c'est forcément moi ? Je n'y connais rien en informatique ! »

Ok, j'ai (un petit peu) mentit, mais c'est pour la bonne cause !

« Bien sur que c'est toi ! Qui d'autre ?! »

« Pourquoi tu me pose la question si t'en ai sur ? Et t'as des preuves peut être monsieur le grand détective ! »

Sur ce coup là, je suis très mal placée pour parler je sais.

« Le lien piegé vient de l'adresse de Jenna ! »

« Ok ! Alors pourquoi c'est moi que tu harcèles ?! »

« Parce que ça peut être QUE toi, j'ai la preuve de toute façon ! Qu'est ce que t'as vu ?! »

Hors de question que j'admette. C'est comme si je me tuais moi-même.

« Mais qu'est ce que j'en ai à faire de ta vie ?! Tu crois que j'ai que ça à faire de te pirater ?! »

« Vu l'heure qu'il est, je dirais que tu as passé un petit moment sur ton ordinateur, et je doute fort que tu ais dormi. Le temps qu'il faut pour passer mes données au peigne fin ! »

Il m'a bien eu là. En fait j'ai pas répondu parce que je ne sais pas quoi répondre à ça.

« Je le savais ! Dis moi ce que t'as vu ! »
<Pas de réponse>
Là j'ai commencé à avoir peur. Très peur même. Si il apprends là où je suis allée (ce qui devais pas être trop dur, j'ai pas eu le temps d'effacer mes traces...) je suis morte.

« Tu... ! T'es allé sur ? Comment ? tu sais... ? »
<Pas de réponse>

Après il n'a pas répondu. Alors j'ai éteint l'ordinateur et suis allée me coucher. (en fait on n'est plus vraiment le soir mais plutôt le matin, 5h46) Mais j'avais surtout peur de ne pas me réveiller le lendemain en réalité...


# Posté le lundi 04 mai 2009 12:05